Située en plein cœur du bassin minier, la ville de Oignies a été marquée par une histoire mouvementée et passionnante qu’il ne faut pas oublier.

Ancienne école de Oignies

Un peu d’histoire…

Probablement habitée dès les premiers siècles de l’ère chrétienne, Oignies s’appelait Ongniacume. Au Moyen-Âge, plusieurs familles seigneuriales se succèdent à la tête de la commune. A la Révolution, Oignies devient une municipalité. Jean-Baptiste Rohaut, élu le 8 février 1790, en devient le premier maire de l’histoire.

Une cité minière

L’histoire minière de Oignies commence le 7 juin 1842, date de la première découverte de charbon dans le Pas-de-Calais. C’est l’ingénieur Louis-Georges Mulot qui en fait la découverte pour le compte de Madame Henriette de Clercq, dans le parc du château qu’elle habita, parc aujourd’hui connu sous le nom de bois des Hautois.

En 1852, Madame de Clercq et Monsieur Mulot créent la Société des Mines de Dourges, ce qui marque le début de l’exploitation minière à Oignies. D’abord dans les fosses 1 et 2, puis dans les années 30, Oignies voit apparaître les fosses 9/9 bis et 10. 

Après près de 150 ans d’exploitation, la fosse 9 devient la dernière mine du Nord-Pas-de-Calais à fermer ses portes, le 21 décembre 1990. Proche de la destruction, le 9/9 bis est finalement classé au titre des Monuments Historiques en 1994 et est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2012.

 

Oignies au cœur des guerres mondiales

Durant la guerre 14-18, Oignies est occupée par les Allemands et fréquemment bombardée. Les mines de la ville, déjà en grande partie détruites, sont saccagées par les Allemands avant leur retrait en 1918.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Oignies n’est pas épargnée. En mai 1940, l’armée allemande lance une offensive surprise sur l’Europe occidentale, piégeant les Alliés. L’opération Dynamo est alors mise en place afin de rapatrier les armées alliées vers l’Angleterre depuis le port de Dunkerque. Pour protéger cette retraite, plusieurs points de protection sont établis. La ville de Oignies est l’un d’entre eux. L’armée française défend la ville de l’avancée allemande pendant 3 jours. Au terme de cette bataille héroïque de la part des alliés, la retraite est décidée afin de préserver la vie des hommes. Humiliée, l’armée allemande entreprend un massacre. Elle tue 80 civils oigninois et incendie plus de 400 habitations. C’est le massacre du 28 mai 1940.

Ces circonstances tragiques ont occasionné la visite de deux présidents de la République en fonction. En 1919, c’est Georges Clémenceau qui vient remettre la Croix de Guerre à la ville. Puis, en 1948 Vincent Auriol accompagné de François Mitterrand, secrétaire d’État aux anciens Combattants remet à nouveau la Croix de Guerre à Oignies et inaugure le Mausolée en mémoire des 80 fusillés du 28 mai 1940 et déclare Oignies Ville Martyre.

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